Florence FÉRIN

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Sur le chemin du conte

Cette formation de deux jours ou plus, s’adresse à toutes les personnes qui ont déjà vécu la formation « Vivre l’expérience du conte ». Elle se place dans la continuité de la découverte et de la qualité du travail proposées autour du conte traditionnel.

Il s’agit de s’engager dans une écriture, en devenant auteur de sa propre parole. La formatrice invite les participants à oser écrire leur propre partition. Les qualités de chacun seront mises en avant, pour qu'elle ou il fasse confiance à son propre univers. Le travail de l’un nourrit le groupe entier qu’il soit débutant ou expérimenté. Il est  conseillé d’avoir envie de prendre la parole devant un public, essentiellement à partir du matériau traditionnel du conte, même si l’accompagnement sur des textes d’auteurs est envisageable.

SAM 1 ET DIM 2 MAI 2021

𝘖𝘶𝘷𝘦𝘳𝘵 𝘢𝘶𝘹 𝘱𝘦𝘳𝘴𝘰𝘯𝘯𝘦𝘴 𝘢𝘺𝘢𝘯𝘵 𝘴𝘶𝘪𝘷𝘪 𝘭𝘢 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 « 𝘝𝘪𝘷𝘳𝘦 𝘭’𝘦𝘹𝘱𝘦́𝘳𝘪𝘦𝘯𝘤𝘦 𝘥𝘶 𝘤𝘰𝘯𝘵𝘦 » 𝘰𝘶 𝘢𝘺𝘢𝘯𝘵 𝘥𝘦́𝘫𝘢̀ 𝘦́𝘵𝘦́ 𝘦𝘯 𝘧𝘰𝘳𝘮𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯 𝘢𝘷𝘦𝘤 𝘍. 𝘍𝘦𝘳𝘪𝘯

10 participants maximum

AVEC >

Florence FÉRIN : conte

 

Objectifs pédagogiques :

Nous avons déjà pu explorer ensemble, lors des deux premières journées de formation « Vivre l’expérience du conte »,  une partie de l’univers du conte. Nous avons pu nous étonner aussi, à partir de la structure du conte merveilleux d’entendre les versions personnelles  dans toute leur différence et toute leur richesse. Dans ce deuxième volet de notre exploration, il est  proposé d’approfondir notre recherche et de donner de notre temps et de notre humanité à un conte choisi par vos soins.

De quoi parle-t-on quand on parle du conte dans notre milieu de conteurs aujourd’hui ?
La question n’est pas de savoir, en premier lieu, comment je vais conter le conte choisi, mais bien  qu’est ce que je dis avec ce conte.
Comment créer à partir de cette matière vivante pour  faire d’un « conte d’hier », un conte qui nous parle aujourd’hui, dans sa pleine dimension et avec sens ?
Comment « écrire »  ce conte et quel espace invente-t-on pour que l’auditeur y trouve sa place de créateur lui aussi ?  Que met-on en jeu, avec son conte, en face d’un auditoire ? La voix ? Le corps ? L’écoute ?  Comment la présence nous permet-elle d’écrire oralement l’histoire ?

Nous allons, pour répondre à ces questions, expérimenter  l’écriture orale. Nous toucherons, du bout de la langue, du bout des doigts et de la densité  de notre corps,  la notion de pleine présence. Car la matière du conte a besoin de la présence du conteur pour se révéler. Pour écrire le conte que nous avons choisi de conter, il est bon de s’inviter au silence. Le silence permet  l’écoute. L’écoute  densifie notre présence. La présence nourrit notre création.

Au cours de ces deux journées de pratique de la parole conteuse, nous allons oser une prise de parole à la fois libre et investie. Il n’y a bien sûr aucun enjeu. Ce n’est pas un jeu non plus. Il vous sera suggéré de tenter l’expérience d’être vraiment présent en contant le conte que vous avez choisi. Et en  étant porté par l’écoute des autres il vous sera offert de l'écrire oralement.

Moyens pédagogiques :

L’écoute est au centre de la pédagogie proposée :

  • L’écoute bienveillante de la formatrice.
  • L’écoute active des stagiaires présents.
  • L’écoute du conte choisi, de son contenu, de son sens, de son rythme et de sa musicalité, de sa résonnance avec le propre univers de celui ou de celle qui l’a choisi.
  • L’écoute de soi-même, dans ses propres hésitations, peurs, emballements, blocages, déliés, enthousiasmes, envolées et même pas de danse…

L’expérience est immédiate : la mise en œuvre, devant le public de stagiaires présents, permet d’apprivoiser la prise de parole en étant rassuré et soutenu par la présence du groupe solidaire. Un temps de retour est prévu à l’issu de chaque journée. Chacun est pris en compte dans son vécu, son enthousiasme ou ses difficultés. Des pistes seront indiquées individuellement. Chaque parcours est unique.

Contenu :

  • Explorer l’imaginaire
  • Chercher l’image juste, assumer les motifs employés, l’évocation dans l’épaisseur du récit
  • Accueillir le conte dans son univers personnel conscient ou inconscient, réel ou imaginaire
  • Entrer dans la posture du conteur, devenir auteur de sa propre parole
  • Explorer le mouvement, le langage non verbal dans le récit, le rythme, le sens, la musicalité
  • Travailler la qualité de la narration, la suggestion des personnages
  • Improviser, explorer son propre imaginaire
  • Mettre en jeu, la voix, le corps, l’écoute, le silence, en face d’un auditoire

Réserver

> Prise en charge individuelle : 80 €/jour + adhésion de 2 € à l’association MCE Productions (qui porte L’éolienne)

> Prise en charge professionnelle (par employeur ou par OPCO type AFDAS) : 210 €/jour + adhésion de 2 €

> Prise en charge Pôle Emploi : 105€/jour + adhésion de 2 € à l’association MCE Productions (qui porte L’éolienne)

Par mail : contact@leolienne-marseille.fr
Par téléphone : 04 91 37 86 89

Si vous avez des questions, contactez nous par mail : contact@leolienne-marseille.fr ou par téléphone : 04 91 37 86 89

 

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La formatrice :

Florence FÉRIN

Florence Férin découvre le conte, en 1989 et c’est une étincelle. Un travail en profondeur avec Henri Gougaud dans les années 90 et la création en 2002 d’un groupe libre, d’expression, de recherche et de réflexion sur la pratique artistique du conteur, la confirment dans son métier.

Conteuse professionnelle depuis 25 ans, elle compose sa matière, sur la base de contes traditionnels ou de créations personnelles. Elle la travaille avec sensualité, comme une pâte et l’interprète dans une présence sincère et privilégiée avec son public. Elle a créé de nombreux spectacles en direction de publics variés et apprécie également l’écoute exigeante du très jeune public.

Le travail du souffle et de la voix la fait également évoluer dans son art depuis 2004.

Le public la confirme depuis ses débuts et ne cesse de lui donner vie, en prenant place dans l’espace créé par l’artiste, entre elle, le conte et lui. Florence propose ses spectacles dans les festivals, les médiathèques, les écoles et les collèges, en France et Outre-mer. Elle anime également des ateliers d'initiation à l'art du conte auprès des bibliothécaires du département du Var à la demande du C.N.F.P.T. (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) et de la Bibliothèque départementale du Var, des formations régulières auprès d’associations de conteurs amateurs et de guides de moyenne montagne, depuis plus de 20 ans.

Elle dirige des ateliers de création et de pratique artistique avec un public scolaire de la maternelle au collège et d’adultes.

Elle est également artiste partenaire de L’éolienne à Marseille, salle de spectacle dédiée au conte et aux nouvelles musiques traditionnelles.

Références :

Festival du Conte des Alpes Maritimes, Coquelicontes, Festival Contes et rencontres en Lozère, Festival de Chiny, Rencontres internationales à Bruxelles La Roseraie, Festival de Sédières, Paroles plurielles à Blois, Festival du conte à  Montdauphin, Service du Patrimoine de Briançon, Le jardin des contes à Cannes, Histoire de Dire à Cagnes sur Mer, Nuit du conte de Coursegoules, Festival du conte du Queyras, Festival Conti Conta en Nouvelle Calédonie, Raconte la Vie, L’Ivresse des Mots à Lille, le Jardin du Nombril à Pougne Hérisson, Festival VOOLP Strasbourg, Festival Tant de Paroles à Fourchambault, Festival Petite Marée à Brest, Festival Contes en Chemin, Festival Au Fil des Contes (16) et Festival Au Fil du Conte (17) Festival Le Temps des contes (06), La nuit du conte de Clans, Festival Ma Parole à Caen, Festival Conteurs en Touraine, Théâtre du Briançonnais, Centre musical de la Fontaine de l’Ours, Théâtre d’Aubagne, Festival Contes en Hiver, Festival de danse Vertical’été, Festival de rue La Valse des As, les médiathèques et autres programmations dans la France entière.

« Ma place reste celle de l’accompagnatrice bienveillante. Je n’ai pas de techniques toutes cuites. Chaque conte, chaque personne, chaque instant est unique. L’écoute active reste au cœur de ma pratique. L’ambition commune est de faire avancer le travail de chacun dans la douceur, avec le temps nécessaire à la maturation. 

Offrir cette rencontre à un conte choisi, c’est lui donner véritablement la vie. Nous, conteurs, sommes des artistes. Nous sommes avant tout des artisans. Et un artisan a besoin de temps et d’espace. Voici comment je conçois mon ouvrage de conteuse :

Conter.

Pétrir une matière plus grande et plus ancienne que soi, puis transmettre ce matériau, en acceptant qu’il en dise plus que soi, à des auditeurs qui en deviennent les créateurs autant que soi. Naviguer entre désir de perfection et désir d’imperfection. Accepter de trébucher puis se relever devant tout le monde. Être nourri de ses propres faiblesses. Apprendre l’humilité autant que l’audace.

Ce travail de cuisine  à feu doux, de tissage des sens, de sculpture du verbe, a d’abord besoin d'investigations personnelles ou de territoire, puis d'immersion dans une intimité, dans le berceau de souvenirs réels ou inventés. Puis cette matière pétrie et reposée doit rencontrer des oreilles expertes, exigeantes et bienveillantes à la fois. Une fois, deux fois, dix fois, cent fois, sur le métier, l’ouvrage se remet. "Ajouter quelquefois, et souvent effacer".

Enfin, l’écriture choisie, offre une puissance d’évocation, en venant fréquenter les oreilles du public, en voix, corps, mouvement, présence et silence, pour vivre vraiment et continuer d’évoluer. Il s’agit de forger ce matériau vivant pour faire d’un conte d’hier, un conte qui nous parle aujourd’hui dans sa pleine dimension et avec sens et créer l’espace nécessaire entre soi et le conte, où l’auditoire découvre sa place de créateur lui aussi ».