Florence FÉRIN

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Vivre l'expérience du Conte

Cette formation de deux jours s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent découvrir ou perfectionner leur prise de parole dans la pratique artistique du conte. Il est ouvert à tous, débutants ou plus confirmés. Les qualités de chacun seront mises en avant, pour qu'elle ou il fasse confiance à son propre univers. Le travail de l’un nourrit le groupe entier qu’il soit débutant ou expérimenté.

Il est  conseillé d’avoir envie de prendre la parole devant un public, essentiellement à partir du matériau traditionnel du conte.

SAM 21 & DIM 22 NOVEMBRE 2020

Ouvert à tous

10 participants maximum

Inscription sur 2 jours

AVEC >

Florence FÉRIN : conte

 

Objectifs pédagogiques :

Conter avec la matière du conte traditionnel en devenant auteur de sa propre parole :

Cette formation théorique et pratique permet aux participants de saisir l’essentiel du vaste univers du conte et de goûter au plaisir réel de conter en devenant auteur et interprète de sa propre parole.

  • Pénétrer l’univers du conte et de l’imaginaire - exploration – improvisation.
  • Identifier la structure des contes et comprendre le véritable travail du conteur.
  • Entreprendre un conte traditionnel, écrire une version personnelle.
  • Oraliser ce conte, trouver sa place, interpréter en prenant en compte l’auditoire.
  • Apprécier son écriture orale.

Contenu :

A travers des exposés théoriques succincts, des exercices ludiques et des explorations joyeuses, les stagiaires pourront :

  • Emprunter le chemin de l’imaginaire
  • Suivre les sentiers du conte, le découvrir dans son contexte historique, littéraire, social, humain, artistique
  • Accueillir le conte dans son univers personnel conscient ou inconscient, réel ou imaginaire
  • Entrer dans la posture du conteur en devenant auteur de sa propre parole
  • Entreprendre la qualité de la narration et la suggestion des personnages
  • Improviser, explorer leur propre imaginaire

Lors de cette formation, une mise en œuvre personnelle sera engagée :

« Le squelette » d’un conte de tradition orale (issu de « Le conte populaire français » de P. Delarue et M.L. Ténèze,) sera proposé à chaque participant. A partir de cette structure, contrainte de création, chacun pourra goûter au plaisir de nourrir le conte à partir de son propre imaginaire. Ce travail de laboratoire se fera avec l’aide de la formatrice accompagnant toujours avec bienveillance ses « apprentis conteurs ».

Moyens pédagogiques :

L’écoute est au centre de la pédagogie proposée :

  • L’écoute bienveillante de la formatrice.
  • L’écoute active des stagiaires présents.
  • L’écoute du conte choisi, de son contenu, de son sens, de son rythme et de sa musicalité, de sa résonnance avec le propre univers de celui ou de celle qui l’a choisi.
  • L’écoute de soi-même, dans ses propres hésitations, peurs, emballements, blocages, déliés, enthousiasmes, envolées et même pas de danse…

L’expérience est immédiate : la mise en œuvre, devant le public de stagiaires présents, permet d’apprivoiser la prise de parole en étant rassuré et soutenu par la présence du groupe solidaire.

Un dossier récapitulatif sera donné à chaque participant à l’issue de la formation et un accès à une large bibliographie est possible. Un temps de retour est prévu à l’issu de chaque journée. Chacun est pris en compte dans son vécu, son enthousiasme ou ses difficultés. Des pistes seront indiquées individuellement. Chaque parcours est unique.

Réserver

> Prise en charge individuelle : 80 €/jour + adhésion de 2 € à l’association MCE Productions (qui porte L’éolienne)

> Prise en charge professionnelle (par employeur ou par OPCO type AFDAS) : 210 €/jour + adhésion de 2 €

> Prise en charge Pôle Emploi : 105€/jour + adhésion de 2 € à l’association MCE Productions (qui porte L’éolienne)

Si vous avez des questions, contactez nous par mail : contact@leolienne-marseille.fr ou par téléphone : 04 91 37 86 89

 

Réservez directement votre place ici

La formatrice :

Florence FÉRIN

Florence Férin découvre le conte, en 1989 et c’est une étincelle. Un travail en profondeur avec Henri Gougaud dans les années 90 et la création en 2002 d’un groupe libre, d’expression, de recherche et de réflexion sur la pratique artistique du conteur, la confirment dans son métier.

Conteuse professionnelle depuis 25 ans, elle compose sa matière, sur la base de contes traditionnels ou de créations personnelles. Elle la travaille avec sensualité, comme une pâte et l’interprète dans une présence sincère et privilégiée avec son public. Elle a créé de nombreux spectacles en direction de publics variés et apprécie également l’écoute exigeante du très jeune public.

Le travail du souffle et de la voix la fait également évoluer dans son art depuis 2004.

Le public la confirme depuis ses débuts et ne cesse de lui donner vie, en prenant place dans l’espace créé par l’artiste, entre elle, le conte et lui. Florence propose ses spectacles dans les festivals, les médiathèques, les écoles et les collèges, en France et Outre-mer. Elle anime également des ateliers d'initiation à l'art du conte auprès des bibliothécaires du département du Var à la demande du C.N.F.P.T. (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) et de la Bibliothèque départementale du Var, des formations régulières auprès d’associations de conteurs amateurs et de guides de moyenne montagne, depuis plus de 20 ans.

Elle dirige des ateliers de création et de pratique artistique avec un public scolaire de la maternelle au collège et d’adultes.

Elle est également artiste partenaire de L’éolienne à Marseille, salle de spectacle dédiée au conte et aux nouvelles musiques traditionnelles.

Références :

Festival du Conte des Alpes Maritimes, Coquelicontes, Festival Contes et rencontres en Lozère, Festival de Chiny, Rencontres internationales à Bruxelles La Roseraie, Festival de Sédières, Paroles plurielles à Blois, Festival du conte à  Montdauphin, Service du Patrimoine de Briançon, Le jardin des contes à Cannes, Histoire de Dire à Cagnes sur Mer, Nuit du conte de Coursegoules, Festival du conte du Queyras, Festival Conti Conta en Nouvelle Calédonie, Raconte la Vie, L’Ivresse des Mots à Lille, le Jardin du Nombril à Pougne Hérisson, Festival VOOLP Strasbourg, Festival Tant de Paroles à Fourchambault, Festival Petite Marée à Brest, Festival Contes en Chemin, Festival Au Fil des Contes (16) et Festival Au Fil du Conte (17) Festival Le Temps des contes (06), La nuit du conte de Clans, Festival Ma Parole à Caen, Festival Conteurs en Touraine, Théâtre du Briançonnais, Centre musical de la Fontaine de l’Ours, Théâtre d’Aubagne, Festival Contes en Hiver, Festival de danse Vertical’été, Festival de rue La Valse des As, les médiathèques et autres programmations dans la France entière.

« Ma place reste celle de l’accompagnatrice bienveillante. Je n’ai pas de techniques toutes cuites. Chaque conte, chaque personne, chaque instant est unique. L’écoute active reste au cœur de ma pratique. L’ambition commune est de faire avancer le travail de chacun dans la douceur, avec le temps nécessaire à la maturation. 

Offrir cette rencontre à un conte choisi, c’est lui donner véritablement la vie. Nous, conteurs, sommes des artistes. Nous sommes avant tout des artisans. Et un artisan a besoin de temps et d’espace. Voici comment je conçois mon ouvrage de conteuse :

Conter.

Pétrir une matière plus grande et plus ancienne que soi, puis transmettre ce matériau, en acceptant qu’il en dise plus que soi, à des auditeurs qui en deviennent les créateurs autant que soi. Naviguer entre désir de perfection et désir d’imperfection. Accepter de trébucher puis se relever devant tout le monde. Être nourri de ses propres faiblesses. Apprendre l’humilité autant que l’audace.

Ce travail de cuisine  à feu doux, de tissage des sens, de sculpture du verbe, a d’abord besoin d'investigations personnelles ou de territoire, puis d'immersion dans une intimité, dans le berceau de souvenirs réels ou inventés. Puis cette matière pétrie et reposée doit rencontrer des oreilles expertes, exigeantes et bienveillantes à la fois. Une fois, deux fois, dix fois, cent fois, sur le métier, l’ouvrage se remet. "Ajouter quelquefois, et souvent effacer".

Enfin, l’écriture choisie, offre une puissance d’évocation, en venant fréquenter les oreilles du public, en voix, corps, mouvement, présence et silence, pour vivre vraiment et continuer d’évoluer. Il s’agit de forger ce matériau vivant pour faire d’un conte d’hier, un conte qui nous parle aujourd’hui dans sa pleine dimension et avec sens et créer l’espace nécessaire entre soi et le conte, où l’auditoire découvre sa place de créateur lui aussi ».