Programme complet formation Florence FÉRIN

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Au coeur de la parole 

Découvrir et expérimenter la pratique artistique du conteur

Profil des stagiaires :

Ce stage s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent découvrir ou perfectionner leur prise de parole dans la pratique artistique du conte. Il est ouvert à tous, débutants ou plus confirmés. Les qualités de  chacun seront mises en avant, pour qu'elle ou il fasse confiance à son propre univers. Le travail de l’un nourrit le groupe entier qu’il soit débutant ou expérimenté.

Pré-requis éventuels :

L’envie de prendre la parole devant un public, essentiellement  à partir du  matériau traditionnel du conte.

Objectifs pédagogiques :

Goûter au plaisir de conter avec la matière du conte traditionnel en devenant  auteur de sa propre parole.

Cet atelier de découverte théorique et pratique permettra aux participants, en un temps court mais de manière significative,  de saisir l’essentiel du vaste univers du conte  et de  goûter au plaisir réel  de conter en devenant auteur et interprète de sa propre parole.

« Nous savons tous raconter des anecdotes, relater des évènements, partager des informations, affirmer des certitudes. Nous savons tous conter nos rêves, sans hésiter un instant sur les images dans lesquelles est invité l’auditeur, ni se questionner sur les mots choisis pour les partager au plus urgent et au plus vrai.

C’est une base essentielle d’un savoir faire et d’un savoir être, que nous ignorons bien souvent de nous-mêmes quand il s’agit de prendre la parole devant un auditoire avec comme matériau un conte issu d’une littérature orale ou écrite.

Cela fait maintenant trente belles années que je conte. Ma pratique, enrichie des contes que j’aime toujours conter, de l’écoute et de la participation du public, ainsi que d’accompagnements humains précieux dans mon parcours,  me permet aujourd’hui de transmettre à mon tour.

Rien ne remplace l’expérience. Quand elle est bien guidée,  nos pas peuvent s’inscrire avec bonheur dans ceux des géants qui nous ont précédés.

On ne devient pas conteur en cinq jours de formation, bien sûr. Mais on peut bénéficier d’une expérience qui ouvrira le chemin d’une pratique artistique que l’on découvre à la fois libre et exigeante : celle de la parole conteuse ».  Florence Férin

Méthodologie :

En cinq journées, nous allons :

Aborder l’univers du conte et de l’imaginaire en jeux d’improvisation et d’exploration.

Apprendre à repérer  la structure des contes et comprendre le véritable travail du conteur.

Approfondir notre recherche sur la littérature orale et  donner de notre personne  à un conte choisi.

Découvrir comment créer à partir de cette matière vivante pour  faire d’un « conte d’hier », un conte qui nous parle aujourd’hui, dans sa pleine dimension et avec sens.

Nous amuser concrètement à la mise en jeu, de la voix, du corps, de l’écoute,  en face d’un auditoire.

Toucher du bout de la langue, du bout des doigts et de la densité  de notre corps,  la notion de pleine présence donnant vie au conte et ouvrant l’espace devant nous.

Saisir comment « oraliser »  ce conte en invitant l’auditeur à y trouver sa place de créateur, lui aussi.

Oser une prise de parole à la fois libre et investie, en étant porté par l’écoute des autres.

Apprécier le cadeau de notre propre écriture orale.

Programme :

Lors de la première journée de formation, plusieurs  directions seront empruntées :

-  Le chemin de l’imaginaire - Dans le développement de l’humain, sa faculté à nous ancrer dans le réel, à nous mettre au monde, dans la relation à l’autre. Pour illustrer le propos, proposition d’une exploration, à la fois ludique et véridique, lors d’un jeu d’improvisation, de l’imaginaire de chacun.

- Les sentiers du conte - Découverte du conte dans son contexte :

° Historique : origines du conte, le conte à travers les âges, les collectages scientifiques à partir du 19ème siècle.

° Littéraire : les différentes structures narratives – quelle différence entre un conte, une légende, un mythe, une anecdote, un fait historique). Les différents types de contes (merveilleux, facétieux, de randonnée, etc…).

° Social : la place du conte dans les sociétés traditionnelles et dans notre monde moderne.

° Humain : un exemple vivant, le  parcours d’une conteuse d’aujourd’hui

°Artistique : qu’entend-on par « Art de conter » ? Quelle différence avec l’acte de lire, de dire ou de même de  raconter ? Conterie en situation avec l’intervenante.

Au cours des 4 autres journées de formation, une mise en œuvre personnelle sera engagée :

-  « Le squelette » d’un conte de tradition orale (issu du précieux ouvrage scientifique de P. Delarue et M.L. Ténèze, Le conte populaire français) sera proposé à chaque participant.

Avec cette structure, contrainte de création, chacun pourra goûter au plaisir de nourrir le conte à partir de son propre imaginaire. En accueillant le récit dans son univers personnel, conscient ou inconscient, réel ou imaginaire, et en le nourrissant de ses propres images, le conteur débutant deviendra, avec bonheur et comme l’exige la pratique artistique du conte,  auteur de sa propre parole.

  • Fort de cette expérience, le stagiaire choisira un conte qui sera mis à l’ouvrage avec la même exigence de création. Ce travail de laboratoire se fera avec l’aide de la formatrice accompagnant toujours avec bienveillance ses « apprentis conteurs », tout en étant dans la recherche de l’image juste, d’une réflexion assumée des motifs employés et le soutien bienveillant du groupe à l’écoute.

Le conte travaillé sera conté, devant le groupe.

  • Les qualités de narration, de suggestion des personnages, d’évocation dans l’épaisseur du récit, et d’exploration du mouvement et du silence, seront abordées aussi.

Chaque journée sera ponctuée de temps d’échauffements corporels et vocaux, de jeux pour débrider l’imaginaire, d’échanges et de jeux d’écriture et corporels, entre les stagiaires, en groupe entier ou en duo. L’essentiel de l’expérience se vit seul mais porté par le groupe.

Moyens pédagogiques :

*L’écoute est au centre de la pédagogie proposée :

  • L’écoute bienveillante de la formatrice.
  • L’écoute active des stagiaires présents.
  • L’écoute du conte choisi, de son contenu, de son sens, de son rythme et de sa musicalité, de  sa résonnance avec le propre univers de celui ou de celle qui l’a choisi.
  • L’écoute de soi-même, dans ses propres hésitations, peurs, emballements, blocages, déliés, enthousiasmes, envolées et même pas de danse…

*L’expérience est immédiate : la mise en œuvre, devant le public de stagiaires présents, permet d’apprivoiser la prise de parole en étant rassuré et soutenu par la présence du groupe solidaire.

*Un dossier récapitulatif sera donné à chaque participant à l’issue de la formation et un accès à une large bibliographie est possible.

Modalités d’évaluation :

Un temps de retour est prévu à l’issu de chaque journée. Chacun est pris en compte dans son vécu, son enthousiasme ou ses difficultés. Des pistes seront indiquées individuellement. Chaque parcours est unique.

Au terme des cinq journées de formation, un retour de la formatrice permettra à chaque stagiaire d’évaluer le chemin parcouru et de le nommer.

 Enfin, il sera offert aux stagiaires, ayant suivi l’ensemble de la formation, de prendre la parole lors d’une scène ouverte ou lors de la Nuit du Conte du 20 mars, l’une et l’autre dans le cadre de la programmation de la salle de spectacle L’éolienne à Marseille.

Cette participation, devant un nouvel auditoire, n’est pas obligatoire. Cependant, elle peut devenir une occasion fabuleuse de frotter sa propre oralité aux oreilles de spectateurs habitués et amoureux de contes.

Elle donnera à chacun la possibilité de mettre réellement en pratique les bénéfices de l’expérience vécue.

Moyens techniques :

2 salles de travail dédiées au stage, avec plusieurs espaces utilisables, dont une scène professionnelle avec système d’éclairage et de sonorisation. Chaises, tables, papeterie.

Les stagiaires sont invités à venir avec une tenue confortable. Les repas peuvent être pris à l’extérieur en autonomie, ou partagés sur place, chacun pouvant amener une spécialité de son cru (eau, réfrigérateur, micro-ondes, vaisselle à disposiiton sur place).

Coût :

Inscription professionnelle :

Coût du stage 5 jours : 1 050 € TTC

Coût journalier : 210 € TTC

Coût horaire : 30 € TTC

Inscription personnelle :

Coût du stage 5 jours : 400 € TTC

Coût journalier : 80 € TTC

Modalités de mise en œuvre :

Durée : 14 à 35 heures / 2 à 5 jours de 9 h - 17 h (pause repas d’1h)

Effectif maximum : 10 personnes

Lieu de la formation : L’éolienne – 5 rue Méolan et du Père Blaize 13001 Marseille

Contact inscription : 04 91 37 86 89 / contact@leolienne-marseille.fr

Interlocuteur pour prise en charge pro : Cyril Barbin - AGESCA

Tel : 04 91 08 85 35 / Email : contact@agesca.org

Formatrice :

Florence Férin découvre le conte, en 1989 et c’est une étincelle. Un travail en profondeur avec Henri Gougaud dans les années 90 et la création en 2002 d’un groupe libre, d’expression, de recherche et de réflexion sur la pratique artistique du conteur, la confirment dans son métier.

Conteuse professionnelle depuis 25 ans, elle compose sa matière, sur la base de contes traditionnels ou de créations personnelles. Elle la travaille avec sensualité, comme une pâte et l’interprète dans une présence sincère et privilégiée avec son public. Elle a créé de nombreux spectacles en direction de publics variés et  apprécie également l’écoute exigeante du très jeune public.

Le travail du souffle et de la voix la fait également évoluer dans son art depuis 2004.

Le public la confirme depuis ses débuts et ne cesse de lui donner vie, en prenant  place dans l’espace créé par l’artiste, entre elle, le conte et lui. Florence propose ses spectacles dans les festivals, les médiathèques, les écoles et les collèges, en France et Outre-mer. Elle  anime également  des ateliers d'initiation à l'art du conte auprès des bibliothécaires du département du Var à la demande du C.N.F.P.T. (Centre National de la Fonction Publique Territoriale) et de la Bibliothèque départementale du Var, des formations régulières auprès d’associations de conteurs amateurs et de guides de moyenne montagne, depuis plus de 20 ans.

Elle dirige des ateliers de création et de pratique artistique avec un public scolaire de la maternelle au collège et d’adultes.

Elle est également artiste partenaire de L’éolienne à Marseille, salle de spectacle dédiée au conte et aux nouvelles musiques traditionnelles.

Ils l’ont accueillie :

Festival du Conte des Alpes Maritimes, Coquelicontes, Festival Contes et rencontres en Lozère, Festival de Chiny, Rencontres internationales à Bruxelles La Roseraie, Festival de Sédières, Paroles plurielles à Blois, Festival du conte à  Montdauphin, Service du Patrimoine de Briançon, Le jardin des contes à Cannes, Histoire de Dire à Cagnes sur Mer, Nuit du conte de Coursegoules, Festival du conte du Queyras, Festival Conti Conta en Nouvelle Calédonie, Raconte la Vie, L’Ivresse des Mots à Lille, le Jardin du Nombril à Pougne Hérisson, Festival VOOLP Strasbourg, Festival Tant de Paroles à Fourchambault, Festival Petite Marée à Brest, Festival Contes en Chemin, Festival Au Fil des Contes (16) et Festival Au Fil du Conte (17) Festival Le Temps des contes (06), La nuit du conte de Clans, Festival Ma Parole à Caen, Festival Conteurs en Touraine, Théâtre du Briançonnais, Centre musical de la Fontaine de l’Ours, Théâtre d’Aubagne, Festival Contes en Hiver, Festival de danse Vertical’été, Festival de rue La Valse des As, les médiathèques et autres programmations dans la France entière.

Artiste avant tout, Florence nous dit :

« Conter, c’est parler vrai avec son imaginaire.

C’est être avec, avec soi et avec l’autre, en étant  pleinement là, avec son histoire.

Conter, c’est créer cet espace entre le conte et soi, où le public, l’auditoire aura sa place.

Sans bavarder, conter en écoutant.

Etre là tout simplement. »

© Marion Labéjof

 

Site internet : www.florence-ferin.fr